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Articles

Le Dourou Tunisien

Du peso duro au dourou Le dourou c’est notre pièce de cinq millimes. Le Dr Seif Karoui rapporte à son sujet une histoire fantaisiste quoi que belle. Dans WEPOST Magazine, il écrit : « Le mot dourou a une signification. En effet, du temps de la colonisation, une légion de mouchards Tunisiens, traitres de la patrie collaboraient avec les autorités coloniales. Ils étaient rémunérés pour leur sale besogne. A chaque information en lien avec le mouvement national rapportée, ils percevaient une piécette de 5 francs. Quand le comptable finissait de les payer, il leur ordonnait de se « retourner » et de déguerpir ce qui donnait en arabe dourou « ايا دورو ».  Depuis, on a continué à appeler dourou la pièce de 5 millimes. » Dans le groupe Facebook « Mémoire d’une Chechia », Giuseppe Mancino se rappelle qu'à l’époque où le franc avait cours, les 5 Francs étaient appelés "Dourou" par les Tunisiens. Notre Dourou national (ou pièce de 5 millimes de dinar) a une étymologie ...

Le drapeau tunisien : de Byzance à Tunis...

Une histoire de croissant et d'étoile... "Le Croissant et l'étoile est un symbole utilisé depuis très longtemps dans la Culture Héllénique, comme le montre cette plaque de médaillon Indo-Grec qui date de 200 ans avant J.C. et qui a été trouvée à Ai-Khanoum (Capitale de l'ancien Royaume Greco-Bactrien) en Afghanistan. Mais le symbole du Croissant et de l'étoile est surtout célèbre pour être l'Emblème de Constantinople (Anciennement appelée Byzance et renommée Istanbul en 1930). A l'origine, le Symbole de Byzance était un Croissant qui représentait l'Arc de la Déesse Artémis (Diana pour les Romains) et lorsque la ville devint Chrétienne, l'étoile du Matin, en hommage à Marie la Mère de Jésus, fut ajoutée au Croissant, ce qui nous donne ce fameux Symbole du Croissant et de l'Etoile." "Bien que l'Islam interdit l'utilisation de symboles, de dessins et de statues (idoles) pour représenter la Religion Islamique, Dieu et les ...

Sayeb Salah !

  " أصل كلمة " سيّب صالح "... انقولوا "سيبـ صالح" و "فك على عمكـ صالح"... ولكن ما نعرفوش مصدر هالمقولة... اولا شخصية "بابا صالح" او "عمي صالح" موجودة فعلا وهو شخص عاش في تونس العاصمة في الثلاثنيين على وجه التحديد في ربط باب سويقة واربط باب الجديد.. وكان تائها "مقطوع من شجرة" ومختل عقليا إشويّا ولكن الناس كانوا ايحبوه ويستبركوا بيه..ويبدوا شادين فيه اصحيح وبالحاح باش يتكلموا وايفدلكوا امعاه... جاء نهار قام عسكر الباي بحبس عمك صالح فقام الأهالي بالإحتجاج و التوجه نحو دار القاضي منادين "سيب صالح" من هنا جات كلمة "سيب صالح"... صورة العم ـصالح في بطاقة بريدية نشرها يهودي تونسي سنة 1935... هيا توا سيب صالح .." Source : قصة صورة (Facebook) ------------ "Le personnage de « Salah » a bel et bien existé dans les années 30 à Tunis. Habitant du côté de Bab Souika et Bab Jdid, 3am Salah ou Baba Salah le fou est un vieillard qui a longtemps traîné dans les rues de Tunis au début du 20ème...

De Karagöz à Karakouz

Burlesque et satire sociale. Né au 16ème siècle (voire même avant) en Anatolie, le théâtre d’ombre Karagöz (Karakouz en tunisen) a par la suite gagné en popularité dans la société turque et s’est propagé au reste de l’empire ottoman. Ce spectacle initialement satirique, absurde et grotesque s’est embourgeoisé durant les Tanzimèt. Après la proclamation de la République turque en 1923, le Parti républicain du peuple a domestiqué encore plus Karagöz. Et à la fin du 20ème siècle, Karagöz a complètement perdu ses caractéristiques originelles et s’est transformé en spectacle pour enfants, principalement par appât du gain. En 2009, l’UNESCO a inscrit le spectacle sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Selon la lègende, Karagöz et son compagnon d’infortune Haçivat auraient vécu dans les environs de Bursa au 13ème siècle, sous le règne d’Orhan Ghazi. Le spectacle se déroule de la façon suivante : Au moyen de baguettes horizontales, le khayali ac...

من كان جحا ؟

" جحا هي شخصية فكاهية انتشرت في كثير من الثقافات القديمة، ونسبت إلى شخصيات عديدة عاشت في عصور ومجتمعات مختلفة. وفي الأدب العربي، نسب جحا إلى أبو الغصن دُجين الفزاري الذي عاصر الدولة الأموية. وهو أقدم شخصيات جحا وإليه تنسب النكات العربية. وفي الأدب التركي، نسبت قصص جحا من إسطنبول إلى الشيخ نصر الدين خوجه الرومي الذي عاش في قونية معاصرا الحكم المغولي لبلاد الأناضول ومعظم القصص المعروفة في الأدب العالمي تنسب له. هي شخصية رجل فقير كان يعيش أحداث عصره بطريقة مختلفة ويتماشى مع تلك الأحداث الشبه حقيقية؛ فهو كان يتصرف بذكاء كوميدي ساخر فانتشرت قصصه ومواقفه التى كان يتعامل معها في حياته اليومية، وكانت تنتقل قصصه من شخص إلى آخر مما نتج عنه تأليف الكثير من الأحداث الخيالية حوله، فكل شخص كان يروي قصصه بطريقته الخاصة ومنهم حتى من نسب أعماله لنفسه أو لشخص آخر أو لشخص خيالي ." " جحا العربي : أقدم قصص جحا تعود للقرن الأول الهجري أي القرن السابع الميلادي وتعود لدُجين بن ثابت الفزاري. ولد في العقد السادس من القرن الهجري وعاش في الكوفة. وروى عنه أسلم مولى عمر بن الخطاب، وهشام ب...

Beit Ha'Haïm ou le Jardin Habib Thameur

Comment a été "assassinée" la mémoire d'une communauté... « Le cimetière israélite de Tunis, dit Beit Ha'Haïm, est un ancien cimetière juif situé en plein cœur de la ville de Tunis. Il se situait sur l'avenue de Londres près du quartier de La Fayette. Symbole de la présence juive dans la ville pendant plusieurs siècles, il est initialement aménagé en dehors des limites de Tunis avant que la ville européenne ne voit le jour dès la fin du XIXe siècle. Remplacé en 1898 par le nouveau cimetière juif situé dans le quartier périphérique du Borgel, les inhumations y cessent immédiatement. C'est à partir de 1956 que plusieurs tombes de rabbins très respectés comme Natane Borgel, 'Haï Taïeb, Yit'haq HaCohen et Yechouê Bessis sont déplacées au Borgel. » - Wikipedia. « Ce fameux jardin a été l'un des facteurs de notre départ. C'était un cimetière israélite acheté au 19e siècle avec les deniers de la communauté israélite, en dehors de la ville d...

Le fort Chikli

Le fort Chikli ( برج شكلي ) se trouve sur l'île du même nom dans la partie nord du lac de Tunis. Ce fut initialement une citadelle romaine. Puis en 1546, les Espagnols construisirent sur son emplacement un fort qu'ils nommèrent le Fuerte Santiago qui fut détruit 1574. Les Turcs le restaurèrent en 1660 et Hammouda Bacha (1782-1814) le transforma en lazaret. Au début du 20ème siècle, le cinéaste Albert Samama y organisa les fêtes d'une confrérie appelée « Les Pompiers de l'île de Chikly ». Le fort fut restauré en 1994.

Les Bondin, une saga de café…

« La famille Bondin a commencé sa route vers le succès dans une petite boutique du Marché central de Tunis, avant de s’installer dans ses locaux historiques de la rue d’Espagne. [..] Henri Bondin, Maltais de Tunis, se lança en 1910 dans l’industrie du café et réussit son entreprise au point de devenir l’incontestable leader du marché tunisien. [..] La maison Bondin passa en 1964 entre les mains de la famille Ben Yedder. » - Hatem Bourial, Tunis Webdo. « La course des garçons de cafés est une vieille tradition des Cafés Bondin qui avait eu lieu au début des années 1900 et qui consistait à organiser une course des cafetiers de Tunis à l’Avenue Habib Bourguiba dans le cadre de l’animation de la ville et la gratification des cafetiers. » - Cafés Bondin.com.tn « Parmi les autres marques de café en Tunisie, on peut aussi citer les cafés Scifo longtemps gérés par Pierre Scifo et dont les magasins se trouvaient rue d’Allemagne et rue Charles de Gaulle. Les cafés Nabli, Ellouze ...

Zbantout, l’histoire d’un mot

Bandidos, bandit, célibataire, nu ou exilé ? Nous avons fait un sondage dans le groupe Facebook TUNISTOIRE pour savoir quel est le sens que l’on attribue actuellement en Tunisie au mot « zbantout » ( زبنطوط ). Le sens « nu » a été plébiscité. Il y avait aussi, mais dans une moindre mesure, « célibataire », « pauvre » et « voyou ». Il existe en Tunisie l’expression « 3èriène zbantout » ( عريان زبنطوط ), d’où peut-être le sens de nudité qui est aujourd’hui attribué au mot. Si Amannoubi pense que « le terme « zbantout » est la déformation du mot Bandidos et se dit des pirates en mer et du moment que ces pirates n’ont aucune patrie, car ils sont rejetés par tout le monde. Par extension, le terme est devenu le qualificatif des gens qui n’ont rien par exemple « pauvre » ou « homme nu » ou un « célibataire sans femmes », etc. Il se réfère à l’historien Ahmed Ibn Abi Dhiaf qui cite dans «  Ithaf Ahl al-zaman bi Akhbar muluk Tunis wa 'Ahd el-Aman » ( إتحاف أهل الزمان بأخ...